Lexus LFA Concept : Le mythe renaît en silence, mais l’émotion est-elle encore là ?

On l’attendait comme le messie automobile. La descendante de la légendaire LFA est enfin sortie de l’ombre. Mais il va falloir faire le deuil du V10 hurleur. Le futur sera 100 % électrique. Lexus dévoile un concept radical qui promet de sauvegarder l’âme sportive à l’ère des batteries.

C’est un choc culturel absolu, mais c’est aussi un choc esthétique magnifique. La Lexus LFA, icône absolue des années 2010 grâce à son moteur Yamaha, a enfin une héritière. Elle partage ses entrailles en aluminium avec la brute Toyota GR GT dévoilée hier. Mais ici, point de V8 biturbo ou d’odeur d’essence. Lexus fait le pari audacieux, voire risqué, du « tout électron ».

Une sculpture taillée par le vent

Le design est tout simplement à tomber par terre. La voiture est basse, très basse, avec moins de 1,20 mètre sous la toise. Elle est large, fluide et reprend les proportions idéales d’un coupé classique à moteur avant.

Lexus a travaillé l’aérodynamisme comme une obsession. La silhouette semble avoir été polie par l’air pour fendre la bise sans résistance. C’est une beauté froide, futuriste, qui tranche avec les lignes parfois torturées des productions actuelles.

L’esprit mystique du « Shikinen Sengu »

Derrière ce nom de code mystérieux se cache une philosophie japonaise profonde. Il s’agit de transmettre le savoir-faire des anciens aux plus jeunes. Ce concept n’est pas une simple maquette de salon en plastique. Il est le fruit du travail des vétérans qui ont conçu la LFA originelle.

L’objectif est clair et ambitieux. Ils veulent prouver qu’une voiture électrique peut offrir une connexion charnelle avec la route. Ils refusent que la voiture de sport devienne un simple objet de transport aseptisé.

Le silence comme nouvelle émotion ?

Lexus promet une expérience de conduite « immersive ». Sans le chant lyrique du V10 qui montait à 9 000 tours, le défi est immense. Mais les ingénieurs ont d’autres cartes en main.

Avec un centre de gravité au ras du sol et une rigidité extrême, le plaisir sera ailleurs. Il sera dans la précision du train avant et la violence des accélérations instantanées. L’habitacle joue d’ailleurs la carte du minimalisme zen pour ne pas distraire le pilote. Pas d’écrans géants façon cinéma, mais des boutons physiques intuitifs. C’est une nouvelle ère qui s’ouvre. La LFA n’est pas morte, elle s’est réincarnée dans le monde digital.

Source : Lexus