Hyundai iONIQ 5N : Le rupteur pendant 1h sans problème !

Qui n’a jamais rêvé de faire des rupteurs pendant des heures sans se soucier de sa mécanique, même à froid ? Hyundai l’a fait !

Vous avez sans doute déjà pu apercevoir sur internet ou dans vos magazines préférés les essais plutôt dithyrambiques sur la nouvelle sportive électrique de Hyundai, la iONIQ 5N.

Pour sortir des sentiers battus, concentrons-nous sur l’aspect novateur de cette voiture : sa simulation quasi parfaite de boîte de vitesses d’une voiture thermique. Oui, vous avez bien lu. La division N de la marque a réussi l’exploit de rendre une voiture électrique pilotable à l’oreille comme une voiture essence.

Lorsque la voiture a été annoncée, nous étions un peu perplexes quant à cette fonctionnalité qui semblait très gadget. Cependant, après avoir pris le volant de cette voiture, je dois vous dire que ce n’est pas du tout un dispositif anecdotique.

C’était en fait le patron de cette division, ancien de BMW M, Albert Biermann, qui a poussé en interne pour ajouter cette fonctionnalité qui fait la différence sur la sportive coréenne.

Cet allemand biberonné à l’essence depuis tout petit se devait de rendre cette voiture aussi plaisante à conduire que les sportives thermiques de la marque coréenne, telles que la i30N ou encore la géniale i20N.

Pour cela, il a demandé aux ingénieurs de simuler une boîte de vitesses robotisée à double embrayage, utilisable avec les palettes du volant permettant la sélection des niveaux de régénération en temps normal.

La simulation est effectuée de manière logicielle. Rien de mécanique comme sur le Taycan, qui dispose rappelons-le, d’une boîte à 2 vitesses sur le moteur arrière. Le logiciel embarqué de la voiture va simuler une vraie boîte de vitesses en contrôlant les tours par minute des moteurs électriques. Tout simplement.

Oui je suis joueur quand je dis ça car ça n’a rien de simple en vérité. Mais c’est la façon la plus simple de vous l’expliquer.

Cette gestion permet également une plus grande fiabilité des moteurs, car ils ne fonctionnent que très rarement à leur vitesse maximale, contrairement à une voiture électrique classique.

La simulation est tellement réaliste que, d’une part, si vous ne passez pas le rapport, la voiture va atteindre un rupteur fictif qui va arrêter la phase d’accélération de la voiture. D’autre part, elle va simuler le couple envoyé aux roues via les moteurs en fonction de la vitesse engagée.

Si le rapport est en phase avec la vitesse, l’accélération sera au niveau des 650 ch et 770 Nm des moteurs. En revanche, si vous êtes en 8ème à 30 km/h, la voiture aura du mal à accélérer, comme sur une voiture thermique classique. Génial !

De plus, à chaque rapport engagé par la palette de droite, vous ressentirez un à-coup, comme si la boîte de vitesses verrouillait le rapport supérieur.

Au rétrogradage, la voiture disposera d’un frein moteur ultra-réaliste. C’était le souhait d’Albert Biermann, qui trouvait que cela manquait à la voiture durant le développement. Les ingénieurs se sont donc servis de la régénération traditionnelle d’un moteur électrique pour reproduire cela. Tous ensemble : « Merci Albert ! »

Enfin, la voiture va même jusqu’à refuser le passage de rapport inférieur si vous essayez de sélectionner un rapport qui ferait monter le régime du moteur thermique fictif trop haut. Quand je vous dis que ce sont des génies !

À l’arrêt avec le mode activé, la voiture va même jusqu’à trembler légèrement, simulant ainsi le fonctionnement d’un moteur thermique allumé.

En revanche, si je devais émettre une réserve concernant la voiture, ce serait sur la simulation du son à l’intérieur de l’habitacle. Pour l’instant, nous disposons de trois sons différents :

  • Évolution : un mode qui combine le son d’un moteur thermique avec celui d’un moteur électrique, rappelant ainsi l’époque de la BMW i8.
  • Supersonic : un mode qui vous propulse directement dans le futur.
  • Ignition : le mode le plus réaliste offrant un son de 4 cylindres turbo dynamique, incluant même des déflagrations de pot d’échappement.

Le seul inconvénient de ce dernier mode est que le son semble encore trop artificiel, manquant de réalisme. C’est regrettable, mais selon les dires de la marque, il sera probablement possible d’obtenir une mise à jour OTA pour retrouver un son plus authentique.

À l’extérieur, le son émis par les échappements est plutôt bien réalisé. Une personne lambda pourrait facilement être trompée en pensant que la voiture est une thermique.

Pour conclure, c’est cool de voir que malgré le fait que ce soit une voiture électrique, le plaisir de conduire d’une voiture thermique n’est pas passé au second plan. Oui l’accélération immédiate d’une voiture électrique est très impressionnant. Mais, une fois l’effet « Wahou » dissipé, il n’y a plus rien. Là, on a autre chose. Un peu de charme, oui j’ose le dire.

Crédit photo : Ugo Missana pour Hyundai FRANCE

Note des lecteurs1 Note
100
On aime
La simulation du groupe motopropulseur thermique
La qualité du châssis
Le son à l'extérieur
Pas de malus
Faire des rupteurs de 6h30
On aime moins
La simulation du son dans l'habitacle.
Le prix (78 000€).
Le nombre trop important de mode.
95