Il y a 40 ans, naissait l’une, si ce n’est, la plus emblématique des berlines routières sportives au monde. BMW donnait naissance grâce à Motorsport à la M5 E28. Aujourd’hui, le constructeur bavarois nous présente la dernière de la lignée, la M5 G90. Si cette dernière pousse encore une fois le curseur de la puissance brute, elle a aussi pris le parti de mettre les doigts dans la prise. Désormais hybride, la M5 s’embarque sur une nouvelle voie technologique pour le meilleur et pour le poids. On vous explique tout ici.
Un prix au kilo à la baisse
Non la nouvelle M5 G90 n’est pas moins chère que la F90 qu’elle remplace, elle est d’ailleurs affiché à partir de 159.900€, soit environ 15.000€ de plus. La « petite » dernière a revanche bien mangée à la cantine de Motorsport, son poids EU étant désormais de 2510kg. Oui, on est loin des 1940kg de celle qu’elle remplace… Le prix au kilo passe de 75 à 63,7€ en revanche! Plaisanterie à part, BMW pour suivre au mieux les normes et avancer dans l’électrification passe cette M5 en M Hybride en reprenant la partie cycle du XM.
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Forte de 727ch et 1000Nm de couple, cette M5 envoie 102ch et 250Nm supplémentaires. Cela lui permet de faire franchir la centaine kilométrique moins vite que celle qu’elle remplace. Attendez… quoi? Deux dixièmes derrière! C’est qu’il faut les faire décoller tous ces kilos supplémentaires. En même temps, le rapport poids puissance explose, en passant de 3.2ch/kg à 4,6ch/kg. Doublé la vitesse et l’écart se creuse encore et la facture s’alourdit de 3 dixièmes supplémentaires… Si l’accélération ne fait pas tout, les reprises sont tout aussi importantes et à ce jeu-là, il semblerait que la dernière-née prenne largement l’avantage. Avec 2.2s au 80 à 120km/h en 4ème et 2.9s en 5ème, la G90 délaisse sa prédécesseure à respectivement trois dixièmes et deux dixièmes dans le rétroviseur.
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Motoriste de renom
BMW est depuis toujours un motoriste de renom, et nombre de ses créations sont légendaires. Depuis la F10, Motorsport installe un V8 4.4L biturbo dans ses M5. Ce dernier reprend du service mais avec une refonte complète pour accueillir l’hybridation. Ce n’est pas une nouveauté chez BMW, puisque le XM en est déjà équipé. Tout seul, il bénéficie de 585ch et 750Nm de couple. Si la puissance est en baisse, le couple reste quant à lui similaire. Il embarque toute la technologie BMW, avec 4 soupapes par cylindre, des turbos TwinScroll, le systèmes ValveTronic pour la distribution variable complète, les double Vanos ou encore une injection à 350 bars de pression.
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Couplé à ce merveilleux V8, le moteur électrique synchrone à aimant permanent intégré à la boite de vitesse Steptronic 8 délivre une puissance de 197ch et 280Nm de couple. Cela permet à la berline bavaroise de se déplacer jusqu’à 140km/h dans un silence monastirien et de parcourir jusqu’à 69km sans émission grâce à une batterie de 18.6kWh nette. Cette dernière peut d’ailleurs se recharger en 7,4kW à 32A et 230V.
Allemande oblige, bien entendu que la M5 se bride à 250km/h si vous ne cochez pas l’option M Driver’s Package qui permet de repousser cette limite à 305km/h entre autres.
En consommation, le V8 promet d’être plutôt sobre puisqu’avec une telle masse à déplacer, BMW annonce 10,3L/100km batterie vide. En France, la voiture à le bon goût de s’absoudre du malus sur le C02, mais garde son malus sur le poids bien qu’amoindrit par son architecture PHEV.
Quand la technologie combat la physique
Pour rendre sportif le comportement d’une berline de 2,5 tonnes, BMW a forcément été obligé de recourir à toute la technologie disponible en interne. Faut-il craindre le pire ? Non le XM a largement prouvé ses compétences avec une belle agilité et une maîtrise pour masquer son poids démentiel qui impose le respect.
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La M5 s’offre donc les 4 roues directrices pour permettre à ces 5096mm de long de se faufiler avec plus d’agilité qu’il n’y parait, avec 1.5° de braquage. Pour se maintenir, offrir le confort et les performances dues, elle s’octroie une suspension à double triangulation à l’avant et un train arrière multi-bras à 5 connections. L’ensemble travaille de paire avec une suspension pilotée et des réglages spécifiques avec des voies larges longuement travaillés par Motorsport. Nul doute, que BMW a extrait le meilleur de son setup. La direction reste électrique et à assistance variable en fonction de la vitesse et des modes conduites.
Ces derniers, comme à l’accoutumer depuis plusieurs années, sont personnalisables via les boutons M1 et M2 situés sur le volant. Ils vous permettent de choisir les paramètres qui vous plaisent le plus sur la voiture.
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Côté transmission, la Steptronic 8 permet de passer la puissance via les 4 roues via le MXDrive avec toujours une préférence à l’arrière. Les modes 4WD Sport et 2WD full off sont toujours disponible pour faire chasser la poupe de ce vaisseau et garder du fun au volant, voir de devenir un vrai hooligan.
Pour arrêter un tel engin, BMW fait confiance d’origine à des frisbees en acier de 410mm à l’avant pincer par des étriers fixes 6 pistons à l’avant et du monopiston flottant à l’arrière. En option, un ensemble en carbone-céramique sera bien évidemment proposé. La voiture se part bien entendu de toutes les aides à la conduite possible pour vous aider au quotidien, comme sur une Série 5 classique. Elle travaille aussi ses masses non-suspendues avec des jantes forgées en 20″ à l’avant et 21″ à l’arrière.
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Agressivité assumée
La nouvelle M5 se dévoile dans une magnifique livré Isle of Man green, qu’on a pu voir régulièrement sur sa petite sœur, la M3. Cela permet de mettre en valeur un bouclier avant très agressif sans pour autant en faire trop. La calandre à gros naseaux tout de noir vêtu peut illuminer ses contours la nuit. Elle est active pour améliorer l’efficience du moteur et de l’aérodynamisme en fonction des conditions de roulages. On retrouve aussi deux tunnels sur les côtés et en bas de bouclier pour venir refroidir et gavé le système de freinage et le moteur.
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Sur le profil, la ligne de toit est spécifique à la M5. Toit qui est d’origine avec un toit panoramique, mais qui peut se parer de carbone en option pour alléger la voiture. La silhouette est équilibrée, les jantes sont très sympas et elle s’élargit. Les ailes prennent beaucoup en muscles et en présence.
A l’arrière, on retrouve quatre sorties d’échappement qui s’exprime via un diffuseur noir brillant en deux parties. On retrouve les marques d’élargissant avec des ouïes qui intègre les catadioptres. Elle est bien posée avec une présence forte. Elle suit bien la lignée à ce niveau là. Vous pourrez retrouvez des styles plus agressif encore avec les pièces M Performance.
Débauche colorée
Tuons directement le suspens. A l’intérieur, l’accastillage M spécifique peut avoir une illumination dynamique. C’est là, la plus grosse nouveauté. On note aussi la disparition du repose bourse sur les sièges qui sont entièrement nouveaux. Le volant M, apparu très récemment sur les M4 LCi fait aussi son aparation. Les palettes en revanche sont en plastique contrairement au carbone des M3/M4.
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Elle se pare bien évidemment de la dalle incurvée avec l’IDrive 9 et tous les modes spécifiques M. On retrouve sur la console centrale la molette en « cristal » avec le sélecteur de vitesse. Le levier disparaît donc.
Au global, nul doute que cette nouvelle M5 soit une excellente routière qui récupère ce côté excellente routière daily et ces performances de sportives de haut niveau. On attend avec hâte de voir les performances et les sensations volant en main notamment sur la gestion du poids et la tenue du freinage sous contraintes répétés. Chose étonnante, le prix n’augmente que raisonnablement et le malus qui disparaît en ferait même une bonne affaire. On pourrait regretter ce passage à l’hybridation, mais époque oblige. On fait confiance à BMW pour nous prouver son savoir-faire, de plus que le V8 chante encore.
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