Pour l’Audi A3, 2024 signe l’heure de se refaire une beauté, et sa gamme sportive n’y échappe pas en commençant par la S3 qui en plus de recevoir une évolution stylistique se voit accorder quelques nouveautés mécaniques.
Léger repoudrage
Ca ne saute pas aux yeux mais il y a quelques détails qui ne trompent pas. Les optiques s’offrent une mise à jour sur cette S3 avec des feux de jours personnalisable ainsi qu’une nouvelle calandre. Elle s’affine mais s’élargit et rend la compacte d’Audi un peu plus statutaire. A l’arrière, la jupe gonfle mais s’intègre pas mal tout en gardant les fameuses doubles sorties des modèles S d’Ingolstadt. Le nuancier quant à lui s’agrandit avec trois nouvelles teintes (vert District, bleu Ascari et rouge Progressive) qui ne sont pas monochromatiques, une touche qu’on apprécie. A l’arrière, les feux reprennent le style déjà observé sur les dernières créations de la marque, avec cette déstructuration lumineuse.
A l’intérieur, on notera une évolution plus douce avec un nouveau système MMI, et quelques ajustements légers. L’éclairage d’ambiance évolue, sur la console centrale, les porte gobelets et vides poches.

Colour: Ascari blue metallic
Plus agile, plus puissante, plus fun
Les plus grosses nouveautés de cette S3 sont à regarder sur la fiche technique de la voiture. Le sempiternel EA888 ou 2.0TFSi partagé avec la Golf R entre autre passe de 310ch à 333ch comme sa cousine en édition limitée 20th anniversary. Le couple lui aussi progresse de 20 unités pour pointer à 420Nm. L’ensemble passe via la boîte S-Tronic à 7 rapports qui reçoit une nouvelle gestion afin d’être plus véloce à la montée et la descente des rapports. On espère que le passage automatique n’existe plus en mode manuelle cependant.

La grosse nouveauté vient de la transmission Quattro qui récupère sur l’essieu arrière le différentiel multidisques de la RS3. Ce dernier, contrôlé électroniquement, permet de renvoyer 100% de la puissance qu’il reçoit à l’une des deux roues arrières. Cela permet à la voiture de mieux enrouler les virages, de limiter le sous-virage et d’avoir une meilleure sortie de virage. La répartition maximum de puissance entre l’avant et l’arrière ne change pas avec un 50/50.
Audi a aussi travaillé sur la triangulation de la voiture sur la géométrie des trains roulants. Les réglages sont plus agressifs et apportent une direction plus directe. On la souhaite plus communicative! Les disques freins ne sont pas en reste puisqu’ils voient leur diamètre et leur épaisseur se majorer. Les pinces pour s’occuper d’eux restent en bi-pistons.
Pour finir de parfaire sa copie, le constructeur aux anneaux dotent sa compacte d’un nouveau mode de conduite – Dynamic Plus. Ils repoussent l’intervention de l’ESP (qui passe en Sport) et laisse plus de liberté au conducteur. La gestion de la boite S-Tronic est à son plein potentiel, et la réponse à l’accélérateur réduite à son maximum. Malgré le différentiel, la S3 en revanche en récupère pas le mode « Drift » de sa grande sœur.
Côté sonorité, la S3 peut désormais s’équipée en option d’une ligne en Titane Akrapoviç avec une finition satinée grise. On a déjà pu voir cette ligne sur les Cupra et chez Volkswagen.
En performance, le 0 à 100km/h gagne un tout petit dixième pour s’afficher à 4,7s et la vitesse maximum reste à 250km/h comme toujours.

Une copie convaincante?
Soyons honnête, oui. Cette évolution de la S3 semble convaincante et on souhaiterait vérifier ça sur la route. Audi semble sur ces dernières propositions rendre ses voitures plus fun et agiles qu’à l’époque. Cela va dans le bon sens et rend plus alléchante son offre. Faut-il encore avoir les 63.000€ sans les options (dont la suspension pilotée fait malheureusement partie) pour la Sportback et 63.595€ pour la Berline. Cela est 4000€ de plus que sur la S3 8Y de début de carrière mais les évolutions techniques notables justifient plutôt bien cette augmentation. Ah et il faut aussi compter un malus d’environ 19.000€… Aïe…














Colour : Daytona Grey matt

Colour : Ascari blue metallic

