Le ministre des Transports Philippe Tabarot a refusé d’autoriser le Tesla FSD sur les routes françaises. Plusieurs pays voisins ont pourtant déjà validé ce système.
Un système de conduite quasi autonome
Le Tesla FSD gère seul l’accélération, le freinage et les changements de voie. Il traite aussi les intersections, en ville comme sur autoroute.
Le conducteur doit rester attentif à tout moment. Le système reste classé comme une aide supervisée, pas une automatisation totale.
Une adoption progressive chez les voisins européens
Les Pays-Bas ont homologué le FSD supervisé dès avril 2026. Ils sont devenus le premier pays européen à franchir ce pas.
La Lituanie, l’Estonie, le Danemark et la Belgique ont suivi en juin 2026. La France, elle, campe sur son refus.

Les réserves du ministère des Transports
Le ministre reproche au Tesla FSD de dépasser parfois les limitations de vitesse. Le système peut suivre le rythme du trafic environnant sans validation du conducteur.
Une voiture roulant à 70 km/h dans une zone limitée à 50 illustre ce risque. Les écarts peuvent grimper jusqu’à 50 % au-dessus de la limite.
Le ministère questionne aussi la vigilance en ville. Les ronds-points et les intersections délicates poseraient davantage de difficultés au système.
Qui est responsable en cas d’accident ?
Même avec le FSD activé, le conducteur reste pénalement responsable à tout moment. Ce cadre juridique complique l’autorisation d’un système jugé « mains libres ».
Tesla a commencé à évoluer sur ce terrain aux États-Unis. Au Texas, la marque accepte désormais sa responsabilité pour son service de robotaxi.
Vers une décision commune à l’échelle européenne
La France ne peut pas trancher seule sur une homologation valable dans toute l’Union européenne. Une majorité qualifiée d’États membres reste nécessaire pour valider le FSD.
Ce vote pourrait intervenir dès le début de l’année 2027. Le ministère vise, pour la même échéance, l’arrivée de véhicules réellement autonomes homologués en France.
