La Xiaomi SU7 vient de franchir un cap symbolique. La berline électrique du géant chinois de l’électronique dépasse les 500 000 livraisons cumulées. Il aura fallu 28,5 mois pour atteindre ce total, ce qui reste remarquablement court. Rappelons que Xiaomi ne construisait aucune voiture il y a encore trois ans. La marque affiche désormais des cadences que bien des constructeurs installés lui envieraient. Son terrain de jeu demeure toutefois strictement chinois.

Xiaomi SU7 : une montée en cadence express
Reprenons la chronologie, car elle éclaire la performance. La SU7 de première génération a été lancée le 28 mars 2024. Les premières livraisons ont suivi quelques jours plus tard, dès le 3 avril. La SU7 Ultra, version très performante, est arrivée le 27 février 2025. Une nouvelle génération de SU7 a ensuite pris le relais le 19 mars 2026. Sur le seul mois de juillet 2026, la série a trouvé 21 044 clients. Le cumul des sept premiers mois atteint 101 540 unités. Tous modèles confondus, Xiaomi EV dépasse par ailleurs les 760 000 véhicules livrés depuis ses débuts.

Xiaomi SU7 : ce que cette percée dit du marché chinois
Ces volumes n’ont rien d’anecdotique dans le contexte chinois. Le pays absorbe des cadences que l’Europe connaît rarement sur un modèle unique. Xiaomi bénéficie surtout d’un atout que peu de nouveaux entrants possèdent. La marque était déjà installée dans des millions de foyers, via ses téléphones et ses objets connectés. La voiture prolonge donc un écosystème existant plutôt qu’elle ne le crée. Cette dynamique traverse tout le marché chinois. En témoigne la domination de CATL et BYD sur les batteries. La concurrence locale y pousse chacun à accélérer, à l’image du Denza N8 et de ses 1 003 km annoncés.
Notre avis
La voiture semble réellement intéressante, et les chiffres impressionnent. Une réserve s’impose néanmoins, et elle est de taille. La SU7 n’est disponible ni en Europe ni aux États-Unis. Juger une auto sans pouvoir l’essayer ni la comparer localement reste un exercice limité. Les 500 000 exemplaires témoignent d’un succès chinois, pas encore d’un succès mondial.
L’épreuve de vérité viendra donc de l’export. Il faudra alors composer avec les normes européennes, les droits de douane et un réseau après-vente à bâtir. Beaucoup de marques chinoises ont brillé chez elles avant de trébucher à l’international. Nous attendons donc de voir ce que Xiaomi fera de cet élan. En attendant, la performance industrielle mérite d’être saluée sans réserve.
