Et si votre voiture électrique se payait avant impôts ? C’est l’idée que Volkswagen déploie en Allemagne. Le dispositif prélève les mensualités directement sur le salaire brut du salarié.
Salaire brut : comment fonctionne le dispositif e.loop
Le programme s’appelle e.loop. Il est porté par Volkswagen Group Retail Deutschland, la filiale de distribution du groupe. D’abord, l’employeur signe un contrat-cadre avec cette entité. Ensuite, le salarié choisit son modèle sur une plateforme en ligne. Enfin, les loyers sont retenus sur sa rémunération brute.
Les contrats portent sur 24 ou 36 mois. Le salarié renonce donc à une part de son brut. En échange, il dispose d’un véhicule de fonction électrique.
Jusqu’à 50 % d’économie annoncés
Volkswagen revendique jusqu’à 50 % d’économie. La comparaison porte sur un leasing classique sans apport. Le mécanisme s’explique simplement. Réduire le brut abaisse mécaniquement l’assiette des cotisations et de l’impôt. L’Allemagne applique par ailleurs une fiscalité allégée sur les véhicules de fonction électriques.
Le constructeur voit grand. Il estime que ce canal pourrait représenter 5 à 10 % des ventes de véhicules neufs outre-Rhin d’ici 2030.
Un modèle inspiré du vélo de fonction
La formule n’a rien d’inédit en Allemagne. Le vélo de fonction fonctionne déjà sur ce principe depuis des années. Des millions de salariés y ont recours. Volkswagen transpose donc une recette éprouvée à l’automobile.
Et en France, un tel montage sur le salaire brut ?
Un dispositif équivalent n’existe pas aujourd’hui sous cette forme en France. Le cadre national repose surtout sur le véhicule de fonction classique. L’avantage en nature y suit des règles différentes.
Notre avis
L’idée est astucieuse et arrive au bon moment. Le coût d’usage reste le premier frein à l’électrique. S’attaquer à la fiscalité plutôt qu’au prix catalogue change la donne. De plus, le montage sécurise un volume de ventes pour le constructeur.
Il faut cependant garder une réserve. Renoncer à du salaire brut réduit aussi certains droits sociaux. Le calcul mérite donc un examen individuel. Cette approche complète en tout cas une offensive produit déjà dense, du ID. Cross à 28 000 € aux bons résultats du groupe au premier semestre.
