Le V8 HEMI continue de faire parler de lui. Stellantis vient de trancher sur son avenir technique. L’hybridation légère disparaît du moteur 5,7 litres. Ce choix illustre surtout un virage stratégique plus large.
V8 HEMI : l’hybridation légère disparaît en 2027
D’abord, le fait technique. À partir du millésime 2027, le V8 HEMI 5,7 L perd son système eTorque. Ce dispositif 48 volts assistait le moteur au démarrage et aux reprises. Une version non hybride le remplacera progressivement.
Ram avait pourtant réintroduit ce moteur avec fierté. Ce retour avait séduit une clientèle très fidèle. Toutefois, l’hybridation légère coûtait cher pour un gain modeste.
Stellantis recentre sa stratégie américaine
Ensuite, le mouvement dépasse ce seul moteur. Le groupe abandonne progressivement ses hybrides rechargeables en Amérique du Nord. Cette sortie démarre avec le millésime 2026.
Stellantis privilégie désormais deux voies. D’une part, les hybrides simples, non rechargeables. D’autre part, les électriques à prolongateur d’autonomie. Ces deux technologies séduisent davantage le public américain.

Le V8 HEMI profite d’un contexte réglementaire favorable
Le calendrier n’a rien d’un hasard. Aux États-Unis, les normes CAFE s’assouplissent nettement. Or ces normes imposaient une moyenne de consommation à respecter. Les constructeurs devaient donc vendre des modèles électrifiés peu rentables.
Cette contrainte s’allège aujourd’hui. Par conséquent, Stellantis peut vendre davantage de gros moteurs. Le V8 HEMI en profite directement.
Le V8 HEMI a-t-il un avenir en Europe ?
En Europe, la situation diffère radicalement. Les normes CO2 y restent très contraignantes. De plus, la fiscalité pénalise lourdement les grosses cylindrées. Ce moteur n’a donc aucun avenir commercial ici.
Stellantis poursuit d’ailleurs son électrification sur le Vieux Continent. Le groupe multiplie les modèles abordables. En parallèle, l’électrique gagne du terrain, comme le montre le bilan de juillet 2026 en France.
Notre avis
Ce recul illustre une réalité simple. La réglementation façonne l’offre bien plus que la demande. Quand l’État relâche la pression, les constructeurs suivent immédiatement.
Nous y voyons surtout un signal préoccupant. En effet, l’électrification américaine ralentit nettement. En revanche, l’Europe garde son cap. Cette divergence pourrait creuser un écart durable. La recharge y progresse d’ailleurs vite, comme le détaille notre guide sur la recharge.
