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FSD v14 Lite : des ordinateurs Tesla HW3 tombent en panne

Tesla Model Y L gris roulant sur une route de montagne.

Une mise à jour logicielle peut-elle endommager un ordinateur de bord ? Plusieurs propriétaires de Tesla le soupçonnent depuis quelques semaines. En effet, le FSD v14 Lite se retrouve au cœur des accusations.

FSD v14 Lite : ce que rapportent les propriétaires

Tesla a lancé ce déploiement fin juin sur les voitures équipées du calculateur HW3. Puis la diffusion large est intervenue le 21 juillet, via la version logicielle 2026.20.6.11.

Depuis, des signalements convergents remontent des forums de propriétaires. Selon Electrek, certains ordinateurs s’éteignent complètement et exigent un remplacement.

Le cas le plus documenté concerne un Model Y de 2022. Ainsi, ce véhicule a nécessité un remplacement complet du calculateur après la mise à jour.

Des relevés de température préoccupants

Plusieurs propriétaires ont publié des captures issues du mode service. Celles-ci montrent un code défaut lié à la température de la carte Autopilot.

Ce code se déclenche au-delà de 90 °C. Or des utilisateurs rapportent des relevés atteignant 96 °C.

Les habitués connaissent bien le symptôme visible. D’abord les « mains rouges » apparaissent, puis un message d’indisponibilité s’affiche. Ensuite le système redevient actif après refroidissement.

Pourquoi le FSD v14 Lite met le matériel sous tension

L’explication technique tient à la nature même de cette version. Concrètement, Tesla a compressé un modèle HW4 pour le faire tourner sur un calculateur plus ancien.

Or le HW3 ne dispose que de 8 Go de mémoire vive. De plus, sa bande passante mémoire représente environ un huitième de celle du HW4.

Faire tourner un réseau de neurones plus lourd sur ce matériel a donc un coût. La charge de calcul augmente, et la dissipation thermique suit.

Notre avis

À ce jour, personne n’a établi de lien de causalité officiel. Par ailleurs, Tesla n’a pas commenté publiquement ces signalements.

C’est précisément ce silence qui pose problème. Sans reconnaissance du constructeur, le propriétaire assume la facture de remplacement.

Cependant, le sujet dépasse largement le cas Tesla. Il illustre en effet la limite du modèle « software defined vehicle ».

Promettre des années d’améliorations logicielles suppose une marge matérielle suffisante. Autrement dit, quand le calculateur sature, la promesse se retourne contre le client.

Cette tension existe aussi ailleurs dans l’industrie. Volvo a par exemple choisi d’abandonner le lidar de l’EX90 en indemnisant ses clients.

Notre conseil aux propriétaires de HW3 reste donc prudent. Surveillez les alertes en mode service avant d’accepter la mise à jour. Rappelons enfin que la France n’homologue toujours pas le FSD.

Écrit par

Ugo Missana

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