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Prix de l’Audi A2 e-tron : la compacte électrique démarre à 38 600 €

Le prix de l’Audi A2 e-tron est enfin connu. Le constructeur a levé le voile sur sa compacte électrique depuis Paris. La compacte électrique devient le nouveau point d’entrée de la gamme électrifiée. Le constructeur annonce quatre niveaux de puissance et trois capacités de batterie. Les tarifs français s’échelonnent de 38 600 à 52 000 euros selon la version. Les commandes ouvriront à l’automne 2026, pour des livraisons à partir de décembre. Nous avions déjà détaillé la philosophie d’efficience de ce modèle. Place désormais à la grille tarifaire complète et aux données définitives.

Audi A2 e-tron

Prix de l’Audi A2 e-tron : quatre versions de 38 600 à 52 000 euros

Audi a détaillé l’intégralité de sa gamme française. La version d’entrée, forte de 125 kW soit 170 chevaux, démarre à 38 600 euros. Elle embarque la batterie LFP de 52 kWh bruts. La déclinaison à batterie de 61 kWh grimpe ensuite à 42 900 euros. Vient après la version 170 kW, soit 231 chevaux, associée à la batterie NMC de 84 kWh. Audi la facture 46 900 euros, un tarif contenu au regard de sa fiche technique. Enfin, la variante haut de gamme de 240 kW, soit 326 chevaux, réclame 52 000 euros.

Audi A2 e-tron

Trois batteries, deux chimies et jusqu’à 649 kilomètres

Audi propose trois capacités brutes : 52, 61 et 84 kWh. Les deux plus petites font appel à des cellules lithium-fer-phosphate, en architecture Cell-to-Pack. Cette conception intègre les cellules directement au boîtier, ce qui gagne de la hauteur sous plancher. La batterie de 84 kWh adopte pour sa part une chimie NMC et une conception modulaire. Les autonomies annoncées atteignent 423, 501, 630 et jusqu’à 649 kilomètres en cycle WLTP. Curieusement, ce record de 649 kilomètres revient à la version 231 chevaux, pas à la plus puissante. La 326 chevaux plafonne en effet à 630 kilomètres avec la même batterie.

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Recharge : 183 kW et une batterie domestique embarquée

La puissance de recharge rapide culmine à 183 kW sur la batterie de 84 kWh. Audi annonce alors 29 minutes pour passer de 10 à 80 % de charge. Les versions LFP se contentent de 100 et 105 kW, mais leur capacité moindre compense. Elles réalisent le même exercice en 24 et 25 minutes respectivement. Surtout, l’A2 e-tron accepte la recharge bidirectionnelle, ce qui reste rare à ce niveau de prix. La fonction Vehicle-to-Load alimente des appareils externes depuis une prise du coffre. Le Vehicle-to-Home alimente quant à lui le réseau domestique, sous réserve d’une borne DC compatible.

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Ce que le prix de l’Audi A2 e-tron inclut de série

Audi a soigné la dotation de base, un point souvent décevant chez les allemands. L’écran panoramique MMI associe un combiné de 11,9 pouces à une dalle tactile incurvée de 12,8 pouces. Le freinage d’urgence, l’assistant d’évitement et le régulateur adaptatif figurent de série. La caméra de recul et l’aide au stationnement plus les accompagnent. Le constructeur inaugure par ailleurs le système de fixation magnétique Fidlock dans le segment premium. Le coffre annonce 396 litres, extensibles à 1 336 litres banquette rabattue. Un frunk de 13 litres complète l’ensemble sur les versions 231 et 326 chevaux.

Une production accélérée à Ingolstadt

Audi assemble l’A2 e-tron sur son site historique d’Ingolstadt. La carrosserie sort des mêmes lignes que celle de l’A3 thermique, sur 110 000 mètres carrés. Le constructeur revendique surtout un gain de 21 mois sur le cycle de développement. Cette accélération rappelle la méthode adoptée par plusieurs concurrents européens ces derniers mois. Audi applique aussi pour la première fois le principe de production en chaîne de perles. L’ordre des véhicules est figé six jours avant l’assemblage, puis conservé sur toutes les étapes. Cette rigueur réduit les stocks et simplifie le travail des fournisseurs. Elle explique en partie le prix de l’Audi A2 e-tron, contenu pour une production allemande.

Notre avis

Le chiffre à retenir n’est ni la puissance ni le prix. C’est un Cx de 0,24 et une consommation descendue à 12,8 kWh aux 100 kilomètres. Audi obtient 649 kilomètres avec 84 kWh, quand d’autres en réclament bien davantage. Toute la démonstration tient là, et elle va à rebours de la mode actuelle. Depuis cinq ans, l’industrie répond à l’autonomie en empilant des kilowattheures. Cette fuite en avant alourdit les voitures, renchérit les batteries et pèse sur la ressource. Soigner l’aérodynamique coûte moins cher et se voit moins, mais cela fonctionne mieux. Reste à savoir si le marché récompensera cette sobriété d’ingénieur.

Source

Communiqué officiel : Audi France Media.

Écrit par

Ugo Missana

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