Le patron de Mercedes ne croit plus à une accalmie. Selon lui, la pression des constructeurs locaux est durable. Mercedes en Chine subit une chute brutale de ses volumes. La marque refuse pourtant d’entrer dans la guerre des prix.
Mercedes en Chine : des volumes en chute libre
Les chiffres sont sévères. Selon Bloomberg et Automotive News Europe, les livraisons chinoises ont reculé de 19 % en 2025. Elles sont tombées à 575 000 unités. La baisse s’est ensuite accélérée très nettement.
Le premier trimestre 2026 affiche un repli de 27 %. Le deuxième trimestre fait encore pire, avec 30 % de moins. Les volumes retrouvent ainsi des niveaux vus au début des années 2010.
« Une nouvelle réalité » selon Ola Källenius

Ola Källenius, patron du groupe, a été direct. Il estime que l’intensité concurrentielle chinoise ne disparaîtra pas de sitôt. Selon ses propos rapportés par Bloomberg, il évoque une « nouvelle réalité ».
Autrement dit, la marque ne mise plus sur un retour à la normale. Elle adapte donc sa structure de coûts en conséquence. Les usines allemandes sont particulièrement visées par ces efforts.
Mercedes en Chine refuse la guerre des prix
La stratégie assumée surprend. Plutôt que brader, le groupe accepte de perdre du volume. Källenius a indiqué pouvoir se passer de certaines ventes peu rentables. Ces segments d’entrée de gamme sont les plus disputés localement.
Ce choix protège les marges à court terme. Cependant, il réduit aussi la présence de la marque. Or la visibilité compte énormément sur ce marché.
Quelles conséquences en Europe ?
L’Europe devient mécaniquement plus stratégique. Les constructeurs chinois y accélèrent pourtant leur déploiement. On pense notamment à Chery et ses SUV Tiggo attendus en France. Le calendrier se resserre.
La bataille chinoise préfigure donc la bataille européenne. Les premiums allemands devront défendre leur territoire historique. Le rythme des nouveautés sera déterminant.
Notre avis
Chez techyourseat.fr, ce discours nous paraît lucide. Nier la rupture aurait été bien plus dangereux. Reste que refuser le combat sur les prix comporte un vrai risque.
Une marque premium vit aussi de sa présence quotidienne. Disparaître des routes chinoises abîmerait l’image à long terme. La riposte passera donc par le produit, comme avec le nouveau GLA électrique.
