La hausse du prix de l’électricité est entrée en vigueur le 1er août 2026. Les tarifs réglementés progressent de 2,5 % en moyenne. Voici ce que cela change pour recharger une voiture électrique.
Le mouvement était attendu depuis plusieurs semaines. La Commission de régulation de l’énergie avait proposé cette évolution en juillet. Le gouvernement l’a validée pour le 1er août 2026.
Une hausse du prix de l’électricité de 2,5 % en moyenne
Selon la Commission de régulation de l’énergie (CRE), le tarif réglementé de vente augmente de 2,5 % TTC. Cette moyenne masque toutefois des écarts importants selon les options tarifaires.
L’origine de cette hausse n’est pas le coût de production. Elle vient du TURPE, le tarif d’acheminement de l’électricité. Ce tarif rémunère les gestionnaires de réseau Enedis et RTE.
La CRE indique une progression de 3,04 % pour le TURPE en distribution. Le volet transport, géré par RTE, grimpe lui de 3,34 %.
Pourquoi cette hausse du prix de l’électricité maintenant
La CRE explique cette révision par la baisse de consommation observée en 2025. Les recettes des gestionnaires de réseau ont donc reculé. Les coûts d’exploitation du réseau, eux, restent largement fixes.
Le mécanisme est donc mécanique plutôt que conjoncturel. Moins de kilowattheures acheminés signifie un tarif unitaire plus élevé. Le TURPE est révisé chaque année au 1er août.
L’impact réel sur la recharge d’une voiture électrique
C’est ici que la nuance compte le plus. La hausse ne frappe pas de la même façon selon l’heure de recharge.
Recharge en heures creuses : un impact minime
Le kilowattheure nocturne passe d’environ 0,1579 € à 0,1589 €. La progression atteint donc 0,63 % seulement. Pour un conducteur qui recharge la nuit, la facture bouge à peine.
Recharge en heures pleines : la note grimpe davantage
Le tarif en heures pleines évolue d’environ 0,2065 € à 0,2142 € le kilowattheure. Soit une hausse de 3,73 %, nettement supérieure à la moyenne annoncée.
Un exemple chiffré
Prenons une voiture électrique consommant 16 kWh aux 100 km. Sur 1 000 km mensuels, cela représente 160 kWh. En heures creuses, la différence annuelle reste de quelques euros seulement.
En heures pleines, l’écart devient plus perceptible. Il reste néanmoins très inférieur au coût d’un plein d’essence équivalent.
Notre avis sur cette hausse du prix de l’électricité
Le message principal nous paraît clair. La recharge à domicile en heures creuses reste de loin la solution la plus économique. L’écart avec les heures pleines se creuse même légèrement.
Concrètement, programmer sa recharge devient encore plus rentable. La plupart des véhicules récents permettent de planifier cette opération. Les applications constructeur le font également très bien.
Cette révision annuelle du TURPE mérite d’être suivie. Elle intervient chaque 1er août et pèse durablement sur les factures. Les propriétaires de véhicules électriques ont tout intérêt à vérifier leur option tarifaire.
Enfin, rappelons un point souvent oublié. Le coût d’usage d’une électrique dépend surtout de l’endroit où l’on recharge. Une borne rapide sur autoroute reste plusieurs fois plus chère qu’une prise domestique. Nos essais, comme celui de la Peugeot E-208 GTi, le confirment régulièrement.
Source
Commission de régulation de l’énergie (CRE), délibérations tarifaires du 1er août 2026 : cre.fr
