Geely dévoile son nouveau moteur électrique Thunder. Il établit un record du monde d’efficience énergétique.

Geely Thunder : une conception 16-en-1 inédite
Ce nouveau bloc est développé par la filiale InfiMotion du groupe chinois. Il fait ses débuts sur la Geely Galaxy TT, dévoilée en juillet 2026. Sa conception élimine pas moins de 180 composants redondants. La densité de puissance atteint 15,8 chevaux par kilo. Le moteur Thunder regroupe 12 fonctions matérielles et quatre commandes logicielles intelligentes. L’ensemble ne pèse que 75 kilos, soit 15 % de moins qu’un bloc classique. Sa hauteur réduite libère 28 litres supplémentaires dans le coffre, malin !
Un rendement et une consommation record
Le moteur Geely Thunder affiche un rendement de 93,8 % selon le cycle chinois CLTC. Ce cycle reste toutefois moins sévère que le WLTP européen. Le bloc fait aussi appel à l’intelligence artificielle pour optimiser ses performances. À -18 degrés, le système stocke une énergie thermique équivalente à 7 kWh. Cela réduit la consommation liée au chauffage d’environ 40 %.
8,2 kWh/100 km et un record Guinness
La consommation du moteur Thunder est descendue à 8,2 kWh/100 km lors d’un défi d’efficience. Ce test s’est déroulé autour du lac Qinghai, en Chine. Elle atteint 10,7 kWh/100 km selon le cycle CLTC classique. Ce résultat a valu à la Galaxy TT un record Guinness World Records. Il s’agit de la plus faible consommation pour une berline électrique de série. Geely a aussi décroché un second record lors de la présentation. Un drift continu de plus de 46 kilomètres à deux voitures sur chaussée mouillée.

La Geely Galaxy TT en chiffres
Le moteur Thunder repose sur une architecture 800 volts. La Galaxy TT se décline en deux versions, à un ou deux moteurs. La variante à quatre roues motrices revendique 329 et 570 chevaux selon la configuration. L’autonomie maximale atteint 725 kilomètres selon le cycle CLTC. Une fois ramenée au cycle WLTP, plus sévère, elle tomberait autour de 600 kilomètres.
Notre analyse : un revers possible pour la réparabilité
Cette intégration très poussée du moteur Geely Thunder a toutefois un revers. Le chargeur embarqué et le convertisseur partagent désormais le même bloc. Leurs durées de vie respectives diffèrent pourtant fortement. En cas de panne d’un seul module, l’ensemble pourrait devoir être remplacé. Cela illustre la course à l’efficience, que se livrent les constructeurs chinois. Reste à voir si cette compacité record tiendra dans la durée. La réparabilité pourrait devenir un argument concurrentiel important en Europe.
