La Geely E2 arrive en France en septembre prochain. Cette citadine électrique chinoise s’affiche à partir de 20 990 €. Ce tarif la place parmi les plus accessibles de sa catégorie. Connue sous le nom d’EX2 en Chine, elle circule déjà dans une vingtaine de pays. Son objectif est clair : bousculer la Renault 5 E-Tech sur son propre terrain. Sur le papier, l’équipement de série impressionne pour le prix demandé. L’autonomie, en revanche, reste en retrait face à la star française.

Geely E2 : un gabarit de Clio, un coffre de catégorie supérieure
Commençons par les dimensions. Le constructeur la présente comme une berline, mais ses 4,13 m de long la classent chez les citadines. Elle dépasse ainsi la Renault Clio 6 d’un petit centimètre seulement. Ce gabarit lui permet néanmoins d’offrir un volume de coffre de 375 litres, une valeur digne du segment supérieur. Un coffre avant de 70 litres complète l’ensemble, idéal pour ranger le câble de recharge. Banquette rabattue, la capacité grimpe jusqu’à 1 320 litres. Côté style, les rondeurs rappellent nettement les Smart #1 et #3. Rien d’étonnant, puisque Smart appartient à la galaxie Geely.

Deux batteries, trois finitions, une autonomie en retrait
La citadine repose sur la plateforme GEA, dont la structure a été adaptée aux exigences de sécurité européennes. Trois finitions composent le catalogue : Pro, Max et Max+. La version Pro reçoit une batterie de 35 kWh, pour 252 km d’autonomie WLTP. Les deux versions supérieures passent à 47 kWh, ce qui porte le rayon d’action à 345 km. La comparaison avec la Renault 5 E-Tech reste toutefois défavorable. La française annonce en effet 312 km en Autonomie Urbaine, et jusqu’à 410 km en Autonomie Confort. Nous avons d’ailleurs détaillé la récente progression de la R5 à 431 km. Geely ne communique pas officiellement sur la puissance. Selon les données relevées en Chine, un unique moteur de 115 ch équiperait l’essieu arrière.

L’équipement et la garantie, les vrais arguments de la Geely E2
C’est ici que la proposition devient intéressante. Dès l’entrée de gamme, la citadine embarque la conduite semi-autonome de niveau 2. S’y ajoutent un écran multimédia de 14,6 pouces, des sièges chauffants et une suspension arrière multibras. Ce dernier point mérite d’être souligné, car il reste rare dans cette catégorie. La Renault 5 en bénéficie également, mais peu de rivales peuvent en dire autant. Geely garantit par ailleurs ses modèles 8 ans ou 200 000 km. L’argument pèse lourd face à la méfiance ambiante. La marque vise enfin 70 concessions en France d’ici la fin de l’année, puis 170 en 2028. Selon ses propres chiffres, l’E2 dominait son segment mondial en 2025. Le constructeur revendique près de 460 000 exemplaires écoulés.

Notre avis
Sur le papier, la proposition a de quoi séduire. Le prix, l’équipement de série et la garantie forment un ensemble cohérent. Reste un obstacle que Geely ne pourra pas contourner avec une fiche technique. La marque demeure encore peu connue du grand public français. Or elle attaque frontalement une star, et la Renault 5 bénéficie d’un capital sympathie considérable. Face à une icône réinventée, arriver avec un nom inconnu complique sérieusement la tâche.
Geely devra donc travailler sa réputation autant que ses tarifs. La garantie de 8 ans va dans le bon sens, tout comme le déploiement du réseau. Mais la confiance se construit sur la durée, pas sur une annonce de lancement. Nous attendons donc de voir comment la marque s’installe réellement dans le paysage. En attendant, la concurrence chinoise se densifie très vite. En témoigne la Leapmotor B03 annoncée sous les 20 000 €.
Source : Geely
