Les réseaux sociaux ont moqué la Ferrari Luce dès sa présentation. Pourtant, la première Ferrari électrique affiche déjà complet. Ainsi, le marché a tranché avant les commentateurs.
Ferrari Luce : un objectif annuel atteint en huit semaines
D’abord, un rappel du calendrier. Ferrari a dévoilé la Luce en mai 2026. Il s’agit de la première voiture 100 % électrique de Maranello.
Le tarif européen démarre à 550 000 euros. Ensuite, Ferrari livrera ses premiers clients au quatrième trimestre 2026. La presse spécialisée évoque un objectif d’un peu moins de 500 exemplaires pour l’année. Or, Ferrari aurait franchi ce seuil dès le début du mois de juillet.
Autrement dit, huit semaines ont suffi après la présentation publique du modèle.

Un design contesté, une demande intacte
La silhouette de la Luce a déclenché une avalanche de critiques. Beaucoup lui reprochent en effet de manquer d’âme. Cependant, Benedetto Vigna ne bouge pas d’un pouce. Le directeur général affirme à CNBC qu’il ne changerait rien à ce lancement.
De plus, il se dit « très satisfait » de l’évolution des commandes. Il précise surtout que les acheteurs mêlent clients historiques et nouveaux venus.
Ferrari Luce : la Chine joue un rôle clé
Ferrari a lancé la commercialisation chinoise le 27 juin 2026. La marque y a alloué 88 exemplaires. Or, la totalité de ce quota est partie très rapidement. Le marché chinois apprécie en effet les grandes voitures électriques de luxe. Par conséquent, ce succès local pèse lourd dans le bilan commercial de la Luce.

Des perspectives financières relevées
Ferrari a par ailleurs ajusté ses prévisions annuelles. Le constructeur vise désormais environ 7,6 milliards d’euros de chiffre d’affaires. En outre, le carnet de commandes global reste plein jusqu’en 2027. La marque continue donc de miser sur ses modèles les plus chers.
Notre avis
Ce lancement rappelle une réalité simple. Chez Ferrari, la rareté compte davantage que le consensus esthétique. Moins de 500 exemplaires par an, cela reste minuscule. La marque calibre son offre pour que le marché l’absorbe sans effort. Le vrai test n’est donc pas commercial, mais culturel. Il faudra surveiller la cote de la Luce dans cinq ans. Par ailleurs, une supercar électrique ne se résume pas au bruit qu’elle ne fait pas. Elle compte surtout sur les sensations qu’elle procure au volant.
D’autres constructeurs ont déjà emprunté cette voie. La BYD Denza Z en offre un exemple frappant, dans un tout autre registre. Enfin, l’entretien à long terme mérite lui aussi votre attention. Nous avions abordé ce point dans notre article sur les supercars et leurs pièces détachées.
Source
CNBC – Déclarations de Benedetto Vigna sur le lancement de la Luce
