Dacia poursuit son plan stratégique 2030 avec l’annonce d’un nouveau venu sur le segment C : le Striker. Ce nom tranche avec les habitudes de la marque roumaine, plus habituée aux appellations sobres. Il donne le ton d’un positionnement produit pour le moins ambitieux. Le dossier de presse complet, diffusé depuis, permet désormais d’étoffer sensiblement la fiche technique de ce nouveau modèle.

Un positionnement « trois en un » assumé
Le communiqué de presse de Dacia met en avant un concept simple. En effet, la marque le résume elle-même comme « le meilleur des trois mondes ». Concrètement, le Striker entend cumuler les qualités de trois catégories de véhicules habituellement bien distinctes. Côté SUV, il reprend une posture surélevée et des capacités d’évasion. Ainsi, l’idée est de conserver cette polyvalence tout-terrain qui a fait le succès du Duster. Côté break, il revendique la polyvalence et la praticité qu’on attend d’une carrosserie familiale. Dacia le conçoit pour le quotidien et le rangement. Côté berline enfin, Dacia met en avant l’efficience et le dynamisme. Ce sont deux qualités plus rarement associées à la marque. Elle est historiquement plus portée sur le rapport prix/robustesse que sur l’agrément de conduite.
Une gamme hybride en deux configurations
Le dossier de presse confirme ce que le communiqué initial laissait deviner : Dacia proposera le Striker exclusivement en motorisation hybride. Par ailleurs, la marque prévoit deux configurations. La première, baptisée Hybrid 155, mise sur l’efficience avec deux roues motrices. La seconde, Hybrid 150 4×4, ajoute la transmission intégrale pour un usage plus polyvalent. Sa garde au sol est légèrement supérieure : 200 mm contre 190 mm sur la version à deux roues motrices. Ainsi, cette donnée confirme les prétentions tout-terrain du modèle évoquées dans le communiqué initial.

Un gabarit crossover confirmé
Les premiers documents techniques permettent de dessiner un gabarit précis. Le Striker mesure 4,62 mètres de long pour un empattement de 2,704 mètres. Ce sont des dimensions cohérentes avec le segment C visé. En largeur, il affiche 1,824 mètre hors rétroviseurs, et 2,086 mètres rétroviseurs compris. Côté hauteur, comptez 1,525 mètre en version deux roues motrices et 1,541 mètre en version 4×4. Cette dernière profite logiquement d’une garde au sol rehaussée. Ainsi, ce gabarit le positionne clairement au-dessus du Duster, tout en restant dans les standards du segment C. Il confirme donc l’ambition de montée en gamme de la marque évoquée plus haut.

Un intérieur pensé pour le quotidien
Dacia n’a pas encore détaillé l’ensemble de l’équipement intérieur. Les premières images du dossier de presse confirment toutefois un habitacle structuré autour d’un large écran d’infodivertissement central. Par ailleurs, la planche de bord reste épurée, dans la continuité des modèles récents de la marque. C’est une approche cohérente avec la promesse « break » du Striker. En effet, praticité et lisibilité des commandes priment ici sur la débauche technologique.

Un prix de départ sous les 25 000 €
C’est sans doute l’information la plus concrète de ce lancement : un prix de départ inférieur à 25 000 €. C’est une donnée suffisamment rare sur un segment C hybride pour mériter d’être soulignée. En effet, à ce niveau de prix, la concurrence directe se fait plus rare. La plupart des constructeurs généralistes positionnent leurs modèles de segment C nettement au-dessus de cette barre. Or, c’est particulièrement vrai sur leurs déclinaisons hybrides ou électrifiées.
Le communiqué insiste également sur la promesse d’un « meilleur coût d’utilisation de son segment ». C’est une formule fidèle à l’ADN de la marque, qui a construit son succès sur l’accessibilité. D’abord avec la Logan, puis avec le Duster et le Sandero. Le Striker s’inscrit donc dans la continuité de cette philosophie. Cette fois, elle s’applique à un segment plus disputé et à une motorisation hybride.
Ce qui reste à confirmer
Malgré ce dossier de presse plus étoffé, certaines informations demeurent en suspens à ce stade. Reste à connaître la puissance précise et la configuration technique des deux blocs hybrides. De plus, Dacia n’a pas non plus communiqué la capacité de la batterie ni l’autonomie en mode tout-électrique. Même chose pour la date de commercialisation et la grille tarifaire complète des différentes finitions. Dacia devrait donc préciser ces éléments dans les prochaines semaines, à mesure que le lancement du Striker se précise.
Un lancement à suivre de près
Ce qui rend le Striker intéressant à surveiller va au-delà de son positionnement produit. En effet, il révèle la stratégie Dacia pour la seconde moitié de la décennie. Renforcer sa présence sur le segment C est ainsi un signal de montée en gamme progressive. La marque avait longtemps délaissé ce segment, au profit des segments B et SUV compacts. Cependant, Dacia ne renie pour autant jamais le positionnement tarifaire qui fait sa singularité sur le marché européen.
Reste à voir si ce triple discours marketing — SUV, break et berline à la fois — tiendra la route. Ou si le Striker devra faire des compromis entre ces trois promesses. Une chose est sûre : à moins de 25 000 € pour une motorisation exclusivement hybride, la proposition mérite qu’on s’y attarde. Rendez-vous donc dès que Dacia dévoilera les tarifs complets et la date de commercialisation.
Source : communiqué de presse Dacia, 8 juillet 2026.
