BYD vient d’ouvrir les préventes de sa nouvelle berline haut de gamme. La BYD Da Han affiche jusqu’à 1 008 km d’autonomie sur le cycle chinois. Le tarif d’entrée s’établit à 249 900 yuans, soit environ 32 000 euros. Ce positionnement place la voiture face à des berlines allemandes bien plus chères. La fiche technique annonce également 775 chevaux et une recharge éclair. Voici ce que révèle cette nouvelle offensive du constructeur chinois.
BYD Da Han : 1 008 km, mais selon le cycle chinois
Le chiffre de 1 008 km correspond au protocole CLTC en vigueur en Chine. Ce cycle se montre nettement plus généreux que la norme WLTP européenne. L’écart atteint couramment quinze à vingt pour cent entre les deux méthodes. Il faut donc s’attendre à une valeur sensiblement inférieure sous nos latitudes. La batterie affiche pour sa part une capacité de 102 kWh. BYD annonce par ailleurs un passage de 10 à 70 % en cinq minutes. Cette performance suppose évidemment une borne capable de suivre. Nous avions justement évoqué ces limites d’infrastructure à propos de la gamme Denza.
Trois versions à partir de 32 000 euros
La gamme se compose de trois finitions distinctes en Chine. La Propulsion Premium ouvre le bal à 249 900 yuans, environ 32 000 euros. La Propulsion Flagship réclame 269 900 yuans, soit près de 34 600 euros. La transmission intégrale Flagship grimpe enfin à 299 900 yuans, autour de 38 450 euros. Ces tarifs restent bien sûr valables uniquement sur le marché chinois. Une éventuelle importation en Europe s’accompagnerait de droits de douane conséquents. BYD n’a d’ailleurs annoncé aucun calendrier pour notre continent.
BYD Da Han : un intérieur qui vise l’Allemagne
La berline mesure 5,26 mètres de long pour 1,99 mètre de large. Son empattement atteint 3,13 mètres, de quoi dégager un espace arrière généreux. L’habitacle mise sur du bois véritable et trois écrans distincts. Un affichage tête haute complète l’ensemble face au conducteur. Les vitres arrière électrochromes permettent de moduler l’opacité à la demande. Les portes bénéficient en outre d’une fermeture assistée. Le système audio peut enfin compter jusqu’à trente et un haut-parleurs. L’inventaire ressemble beaucoup à celui d’une limousine allemande.
Notre avis
Les chiffres annoncés impressionnent, mais ils restent chinois. Le cycle CLTC se montre bien plus généreux que notre protocole WLTP. Impossible donc de savoir aujourd’hui ce que vaudra vraiment cette autonomie en Europe. Le tarif pose exactement la même question, car 32 000 euros valent pour Shenzhen. Les droits de douane et les normes européennes changeraient forcément la donne. Nous attendons donc une homologation WLTP et une grille tarifaire européenne. Tant que ces deux éléments manquent, la comparaison avec nos berlines reste théorique. Le potentiel est là, mais il demande confirmation.
