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Bugatti Destrier : la Bolide transformée en sculpture roulante

La Bugatti Destrier, création unique du Programme Solitaire, vue de trois quarts avant

Bugatti dévoile la troisième pièce unique de son Programme Solitaire. La Bugatti Destrier reprend le châssis de la Bolide, la plus extrême des pistardes de Molsheim. Elle abandonne pourtant tout appendice aérodynamique. Résultat : une sculpture roulante de un mètre de haut.

Bugatti Destrier : la Bolide libérée de son aérodynamique

D’abord, la question de départ intrigue. Que donnerait le package technique le plus extrême de Bugatti sans ailerons ? Le studio de design a répondu par une carrosserie épurée. La voiture culmine ainsi à un mètre seulement. Aucune Bugatti n’avait jamais été aussi basse.

Ensuite, les proportions font tout le travail. Les jantes passent à 20 pouces à l’avant et 21 à l’arrière. La Bolide se contente, elle, de 18 pouces. La calandre en fer à cheval s’élargit nettement. La fameuse C-line marque même une pause avant le passage de roue avant.

La teinte « Sapphire Celeste » a été créée pour ce seul exemplaire. Des particules inspirées du diamant y apportent un scintillement discret. Le carbone apparent se limite au splitter avant et au diffuseur arrière.

Un habitacle pensé comme un atelier de tailleur

À bord, l’ambiance tourne le dos au dépouillement de la Bolide. Trois matières structurent l’espace. On y trouve du cuir et du nubuck teintés « Ambre Voyageur ». Un textile tricoté en trois dimensions complète l’ensemble.

Des fils de cuivre parcourent ce tricot en motif circulaire. La technique vient de la haute couture et du sport de haut niveau. Quatre éléments reprennent par ailleurs la finition martelée de l’extérieur. Un petit drapeau français trône au centre de l’habitacle.

Bugatti Destrier : le W16 de 1 600 ch en héritage

Sous la carrosserie, rien ne change par rapport à la Bolide. Le W16 8.0 litres quadriturbo développe toujours 1 600 ch. Bugatti présente pourtant cette donnée presque en passant. La marque insiste surtout sur les proportions et l’artisanat.

La filiation historique renforce ce discours. Le châssis Type 57 avait donné naissance aux Tank victorieuses au Mans en 1937 et 1939. Il avait aussi engendré la sublime Type 57SC Atlantic. Une plaque gravée au laser rappelle ce double héritage au-dessus du pare-brise.

Nous avions raconté la fin de production de la Bugatti Bolide l’an dernier. Le moteur W16 tire lui aussi sa révérence, comme nous l’expliquions à propos de la W16 Mistral.

Notre avis

Le Programme Solitaire prend tout son sens avec cette voiture. Bugatti ne cherche plus le record, mais la postérité. Le pari esthétique nous paraît réussi sur les images officielles. La silhouette évoque un cheval prêt à bondir. Toutefois, une pièce unique reste un exercice frustrant. Un seul client profitera de ce travail. Le grand public devra se contenter des concours d’élégance. La présentation aura lieu à Pebble Beach le 16 août 2026.

Source

Communiqué officiel Bugatti — La Bugatti Destrier, une sculpture façonnée par la vitesse

Écrit par

Ugo Missana

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